PROJET « TERROIRS » : LE CERDE RENFORCE LA COLLABORATION AVEC LES COMMUNES POUR LA GESTION DURABLE DES FORETS

PROJET « TERROIRS » : LE CERDE RENFORCE LA COLLABORATION AVEC LES COMMUNES POUR LA GESTION DURABLE DES FORETS

PROJET OKDB-TERROIRS » : LE CERDE RENFORCE LA COLLABORATION AVEC LES COMMUNES POUR LA GESTION DURABLE DES FORETS

Dans le cadre du projet 𝐎𝐊𝐃𝐁-𝐓𝐄𝐑𝐑𝐎𝐈𝐑𝐒, le Centre d’Études et de Recherches sur le Droit de l’Environnement (CERDE) a mené une mission de deux jours, les 21 et 22 février 2025, auprès de plusieurs communes de la région du Centre Ouest. L’objectif principal de ces rencontres était d’harmoniser les compréhensions sur le processus de constitution des Comités Villageois de Gestion Forestière (CVGF), un élément clé pour la sécurisation et la gestion durable des massifs forestiers locaux.

La première journée a été consacrée aux communes de Sourgou, Sabou. L’équipe du CERDE a rencontré les principaux acteurs locaux, notamment les Présidents des Délégations Spéciales (PDS), les Secrétaires Généraux (SG), les services de l’environnement et les Services Forestiers Ruraux (SFR). Dans chaque commune, les objectifs de la mission ont été présentés et un état des lieux des interventions du CERDE dans les villages concernés a été dressé.

La deuxième journée s’est déroulée dans la commune de Pouni et Thyou, où l’équipe du CERDE a échangé avec la PDS, le SG et le SFR. Les discussions ont porté sur le processus de mise en place des CVGF, en tenant compte des initiatives déjà en cours dans la commune.

Un constat majeur ressort de ces rencontres : les services étatiques décentralisés, en particulier les mairies, souhaitent s’impliquer pleinement dans la gestion de leurs forêts. Ils voient en la démarche du CERDE une  opportunité pour mieux encadrer la protection de leurs massifs.

Le CERDE a donc partagé son expertise et proposé une approche par commune, comprenant les différentes étapes de la constitution des CVGF et les coûts associés. Cette approche vise à responsabiliser les mairies, à faciliter la mobilisation des acteurs locaux et à assurer le suivi des procédures pour l’obtention d’un acte de reconnaissance légal des CVGF.

Les communes ont exprimé leur gratitude envers le CERDE pour cette initiative et se sont engagées à collaborer activement à la mise en place des CVGF. Le CERDE, quant à lui, s’engage à fournir un appui technique et méthodologique, notamment en mettant à disposition des modèles de documents et en organisant des formations.

Ces deux journées de rencontres ont permis de renforcer la collaboration entre le CERDE et les communes, et de poser les bases d’une gestion plus efficace et durable des forêts. Le CERDE poursuivra son travail de terrain, en étroite collaboration avec les acteurs locaux, pour faire des CVGF des outils performants de protection de l’environnement.

SERVICE COMMUNICATION DU CERDE 

LUTTE CONTRE LA POLLUTION PLASTIQUE AU BURKINA FASO : UNE NOUVELLE LOI POUR UN AVENIR PLUS PROPRE

LUTTE CONTRE LA POLLUTION PLASTIQUE AU BURKINA FASO : UNE NOUVELLE LOI POUR UN AVENIR PLUS PROPRE

LUTTE CONTRE LA POLLUTION PLASTIQUE AU BURKINA FASO : UNE NOUVELLE LOI POUR UN AVENIR PLUS PROPRE

La pollution plastique est un problème environnemental majeur à l’échelle mondiale. Chaque année, des millions de tonnes de plastique sont jetées dans la nature, où elles mettent des centaines d’années à se décomposer. Le plastique pollue les sols, les eaux, les océans, et menace la faune et la flore. Il peut également avoir des effets néfastes sur la santé humaine, notamment en raison des microplastiques qui se retrouvent dans notre alimentation.

Conscient de l’urgence de la situation, le Burkina Faso a décidé de prendre des mesures fortes pour lutter contre la pollution plastique. C’est ainsi qu’en 2014, le Burkina Faso a adopté la loi 017-2014/AN Portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des emballages et sachets non biodégradables. Cependant, l’interdiction totale des emballages et sachets plastiques, qu’ils soient biodégradables ou pas, promulguée par la loi du 30 Décembre 2024 portant interdiction totale des emballages et sachets plastiques, vient mettre un point d’honneur à la lutte contre la pollution au Burkina Faso. 

A travers cette loi, le Burkina Faso a franchi une étape importante dans sa lutte contre la pollution plastique et réaffirme son engagement écologique à réduire les déchets plastiques qui polluent l’environnement et nuisent à la santé. 

Cette mesure ambitieuse s’inscrit dans une dynamique globale de lutte contre la pollution plastique, avec de nombreux pays qui ont déjà adopté des législations similaires.

Si la loi est une étape cruciale, sa mise en œuvre effective représente un défi de taille. Il est essentiel de sensibiliser la population et les acteurs économiques sur le contenu normatif de la loi, ces modalités d’application mais aussi sur les enjeux de la pollution plastique et de les informer sur les alternatives disponibles. Des contrôles stricts doivent être mis en place pour s’assurer que la loi est respectée.

La lutte contre la pollution plastique est l’affaire de tous. Chacun peut agir à son niveau en réduisant sa consommation de plastique, en privilégiant les alternatives durables, en triant ses déchets et en participant à des actions de nettoyage.

Ensemble, nous pouvons construire un avenir plus propre pour le Burkina Faso.

SERVICE COMMUNICATION DU CERDE

PROJET TERROIRS : CAMPAGNE DE REBOISEMENT DANS LE SANGUIE ET LE BOULKIEMDE.

PROJET TERROIRS : CAMPAGNE DE REBOISEMENT DANS LE SANGUIE ET LE BOULKIEMDE.

PROJET OKBD-TERROIRS : CAMPAGNE DE REBOISEMENT DANS LE SANGUIE ET LE BOULKIEMDE.

Le Centre d’Étude et de Recherches en Droit de l’Environnement (CERDE) s’engage pour la restauration des forêts à travers la mise en œuvre de l’aspect foresterie du projet « Terroirs : Approche territoriale intégrée dans les communes rurales des provinces du Sanguié et du Boulkiemdé », une initiative visant à contribuer à renforcer la résilience des populations des provinces du Sanguié et du Boulkiemdé affectées par la crise sécuritaire. Conscients de l’importance cruciale de ces écosystèmes pour la biodiversité et le bien-être des communautés locales, le CERDE a organisé plusieurs campagnes de reboisement dans différentes communes du Sanguié et du Boulkiemdé.

En collaboration avec les populations riveraines et les services de l’environnement, le CERDE a organisé des sessions de reboisement dans les villages de Sakoincé, Menega, Ralo, Rogho, La, Savili et Sarana. Plus de 5 000 arbres, incluant des espèces locales telles que le Parkia biglobosa (néré), l’Adansonia digitata (baobab) et l’Acacia nilotica, ont été plantés pour renforcer le couvert végétal et lutter contre la déforestation.

Ces actions ont été menées en étroite collaboration avec les partenaires du projet, notamment Nitidae, les chefs coutumiers et les services techniques de l’environnement. Cette approche participative a permis de sensibiliser les communautés à l’importance de la préservation des forêts et de garantir leur engagement dans les activités de reboisement.

Bien que ces initiatives aient été couronnées de succès, le CERDE est conscient des défis qui persistent. La déforestation, l’érosion des sols et le manque de ressources sont autant de facteurs qui menacent la survie des forêts. C’est pourquoi le CERDE s’engage à poursuivre ses efforts en matière de recherche, de formation et de sensibilisation pour assurer la pérennité de ces actions.

Le CERDE invite toutes les parties prenantes à se joindre à cette initiative pour un avenir forestier durable au Burkina Faso. Ensemble, nous pouvons agir pour protéger et restaurer ces précieux écosystèmes, sources de vie et de bien-être pour les générations présentes et futures.

En rappel le projet 𝐎𝐊𝐃𝐁𝐓𝐄𝐑𝐑𝐎𝐈𝐑𝐒 est mis en œuvre par un consortium composé de Apad Sanguié, CERDE, INADES FORMATION et Nitidae Chef de file du consortium, en partenariat avec l’Union européenne au Burkina Faso.

Photo de famille après la journée de sensibilisation à Ralo

SERVICE COMMUNICATION DU CERDE

SECURISATION DES FORETS COMMUNAUTAIRES : UN ATELIER DE CADRAGE ET D’HARMONISATION DES PROCEDURES TENU DANS LA CITE DU CAVALIER ROUGE

SECURISATION DES FORETS COMMUNAUTAIRES : UN ATELIER DE CADRAGE ET D’HARMONISATION DES PROCEDURES TENU DANS LA CITE DU CAVALIER ROUGE

SECURISATION DES FORETS COMMUNAUTAIRES : UN ATELIER DE CADRAGE ET D’HARMONISATION DES PROCEDURES TENU DANS LA CITE DU CAVALIER ROUGE

Les forêts sont indispensables à notre environnement, offrant de l’oxygène, abritant une biodiversité riche et régulant le climat. Elles sont aussi une source de revenus pour les populations locales. Malheureusement, ces écosystèmes sont menacés par la déforestation, les incendies, l’exploitation illégale et la pression urbaine. Il est donc crucial d’agir pour assurer leur protection et leur gestion durable.

Dans cette optique, un atelier de cadrage et d’harmonisation des procédures de sécurisation forestière s’est tenu à Koudougou, du 22 au 23 novembre 2024. Cette initiative, organisée par le CERDE dans le cadre du projet 𝐎𝐊𝐃𝐁𝐓𝐄𝐑𝐑𝐎𝐈𝐑𝐒, a rassemblé une quarantaine de participants notamment le PDS, des agents domaniaux, des agents des services environnementaux, des directeurs provinciaux de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, des représentants des structures de mise en œuvre du projet (INADES Formation, APAD Sanguié, NITIDAE)

ENJEU MAJEUR : L'HARMONISATION DES PROCEDURES

L’objectif principal de cet atelier était d’harmoniser les procédures et les formalités de classement des massifs forestiers à l’échelle communale. Il s’agissait de créer un cadre de concertation pour que tous les acteurs partagent une compréhension commune des bonnes pratiques en matière de sécurisation juridique des forêts.

Au-delà de l’harmonisation des procédures, l’atelier visait également à renforcer la compréhension des parties prenantes sur les enjeux et les étapes de la sécurisation des forêts communautaires. Cette montée en compétences est essentielle pour garantir l’adhésion et la participation de tous à la protection de ces espaces.

UN DEROULEMENT PARTICIPATIF ET CONSTRUCTIF

L’atelier a alterné présentations théoriques et travaux de groupes, permettant aux participants d’échanger et de partager leurs expériences. Les discussions ont porté sur le cadre légal et juridique de la sécurisation des forêts communautaires, ainsi que sur les différentes étapes de la procédure. Les échanges ont abouti à un consensus autour d’un processus de sécurisation des forêts communautaires, structuré en 10 étapes clés :

– Identification de la ressource : il s’agit de localiser et de définir précisément la forêt à protéger, en utilisant notamment des extraits cadastraux.

– Information, communication et concertation : cette étape cruciale vise à sensibiliser les populations locales et à recueillir l’avis de tous les acteurs concernés.

– Clarification du statut de la forêt : il est essentiel de déterminer si la forêt est villageoise, inter-villageoise, communale, régionale ou inter-régionale car cela influencera les démarches à suivre avec les acteurs de l’administration communale, les services techniques en charge de l’environnement.

– Délimitation consensuelle de la forêt : cette étape, réalisée en concertation avec les autorités locales, coutumières et les propriétaires fonciers, permet de définir les limites de la forêt de manière claire et précise.

– Arrêté de création de la forêt : une fois la délimitation effectuée, un arrêté est pris par l’autorité compétente (maire, président du conseil régional) pour officialiser la création de la forêt communautaire.

– Bornage de la forêt : cette étape, réalisée par le cadastre, consiste à matérialiser les limites de la forêt sur le terrain, afin d’éviter tout litige ultérieur.

– Établissement de l’acte de cession amiable : si la forêt se trouve sur des terrains privés, un acte de cession amiable doit être négocié entre la collectivité et les propriétaires fonciers.

– Immatriculation de la forêt : cette étape juridique permet d’enregistrer la forêt auprès des autorités compétentes, garantissant ainsi sa protection.

– Cession définitive à 1 f symbolique à la collectivité: une fois immatriculée, la forêt est cédée à la collectivité, qui en devient responsable.

– Prise d’arrêté de classement de la ressource : la dernière étape consiste à prendre un arrêté de classement de la forêt, qui précise ses objectifs, sa superficie, ses limites et ses modalités de gestion.

Au-delà de la définition des étapes, les participants ont également travaillé sur l’évaluation des coûts liés à la sécurisation d’une forêt communautaire, en prenant pour exemple la forêt de Namaneguéma.

Un moment d'échange et d'apprentissage partagé par tous les participants

Cet atelier a été une étape importante pour renforcer la sécurisation juridique des forêts communautaires. Il a permis de clarifier les procédures, d’harmoniser les compréhensions et de favoriser un dialogue constructif entre les différents acteurs. Les résultats de cet atelier contribueront à une gestion plus durable des forêts et à une meilleure protection de ces écosystèmes essentiels.

A la fin de l’atelier le PDS de SABOU a pris la parole au nom du PDS du BOULKIEMDE pour témoigner sa satisfaction pour la réalisation de cet atelier de cadrage des modalités de sécurisation. Il a également remercié chaleureusement chacun des participants pour leur contributions.

Ces deux journées d’activités ont été enrichissantes, marquées par des échanges constructifs et de nouvelles idées.

SERVICE COMMUNICATION DU CERDE