PROJET OKDB-TERROIRS  : UNE BOITE A IMAGES POUR SAUVER NOS MASSIFS FORESTIERS

PROJET OKDB-TERROIRS  : UNE BOITE A IMAGES POUR SAUVER NOS MASSIFS FORESTIERS

PROJET OKDB-TERROIRS : UNE BOITE A IMAGES POUR SAUVER NOS MASSIFS FORESTIERS

Le 23 janvier 2026, la localité de Guirgo a vibré au rythme d’un atelier crucial pour l’avenir des massifs forestiers du Sanguié et du Boulkiemdé. Sous l’égide du Centre d’Études et de Recherche sur le Droit de l’Environnement (CERDE), les populations locales ont validé un nouvel outil de sensibilisation : la « boîte à images ».

Dès 9 heures, l’effervescence était palpable à Guirgo. Plus d’une centaine de personnes, incluant des représentants des Collectivités territoriales, des services techniques et des organisations partenaires, ont répondu à l’appel du CERDE.

Cette forte affluence témoigne de l’adhésion des populations au projet « OKDB-TERROIRS », dont la philosophie repose sur un principe cher à l’ONG : la gestion inclusive et concertée des ressources naturelles. Comme l’a souligné la Secrétaire générale de la Mairie de Sourgou lors de l’ouverture, l’efficacité de la protection des forêts dépend avant tout de l’implication de ceux qui les font vivre.

LA PEDAGOGIE PAR L’IMAGE : L’HISTOIRE DE TANG-ZUUGU

Au cœur de cette rencontre se trouvait la boîte à images, un support de communication visuel conçu pour briser les barrières de la langue et de l’écrit.

Le concept est simple mais puissant : Neuf (9) planchettes illustrées racontent le quotidien des habitants de Tang-Zuugu, un village fictif confronté à la dégradation de son environnement. À travers ce récit visuel, les participants sont invités à suivre le cheminement de cette communauté, de la crise écologique jusqu’à la prise de conscience collective et l’action de protection.

Loin d’être une simple présentation formelle, l’atelier a donné lieu à des échanges riches et constructifs. Le CERDE a tenu à soumettre l’outil à la critique directe des bénéficiaires pour en garantir la pertinence.

Validée et adoptée dans une ambiance de ferveur, cette boîte à images est désormais le fer de lance de la stratégie de communication du projet.

La prochaine étape est déjà lancée : le recrutement et la formation d’animateurs de base. Munis de cet outil consensuel, ils parcourront les villages riverains pour transformer cette prise de conscience en une véritable dynamique de protection durable des massifs forestiers.

SERVICE COM DU CERDE

𝗣𝗥𝗢𝗝𝗘𝗧 𝗢𝗞𝗗𝗕-𝗧𝗘𝗥𝗥𝗢𝗜𝗥𝗦 : 𝗗𝗘𝗨𝗫𝗜𝗘̀𝗠𝗘 𝗦𝗘𝗦𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗥𝗘𝗡𝗙𝗢𝗥𝗖𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘𝗦 𝗖𝗔𝗣𝗔𝗖𝗜𝗧𝗘́𝗦 𝗢𝗥𝗚𝗔𝗡𝗜𝗦𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗡𝗘𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗘𝗧 𝗧𝗘𝗖𝗛𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗗𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗠𝗜𝗧𝗘́𝗦 𝗩𝗜𝗟𝗟𝗔𝗚𝗘𝗢𝗜𝗦 𝗗𝗘 𝗚𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗙𝗢𝗥𝗘̂𝗧𝗦

𝗣𝗥𝗢𝗝𝗘𝗧 𝗢𝗞𝗗𝗕-𝗧𝗘𝗥𝗥𝗢𝗜𝗥𝗦 : 𝗗𝗘𝗨𝗫𝗜𝗘̀𝗠𝗘 𝗦𝗘𝗦𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗥𝗘𝗡𝗙𝗢𝗥𝗖𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘𝗦 𝗖𝗔𝗣𝗔𝗖𝗜𝗧𝗘́𝗦 𝗢𝗥𝗚𝗔𝗡𝗜𝗦𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗡𝗘𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗘𝗧 𝗧𝗘𝗖𝗛𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗗𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗠𝗜𝗧𝗘́𝗦 𝗩𝗜𝗟𝗟𝗔𝗚𝗘𝗢𝗜𝗦 𝗗𝗘 𝗚𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗙𝗢𝗥𝗘̂𝗧𝗦

𝗣𝗥𝗢𝗝𝗘𝗧 𝗢𝗞𝗗𝗕-𝗧𝗘𝗥𝗥𝗢𝗜𝗥𝗦 : 𝗗𝗘𝗨𝗫𝗜𝗘̀𝗠𝗘 𝗦𝗘𝗦𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗥𝗘𝗡𝗙𝗢𝗥𝗖𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘𝗦 𝗖𝗔𝗣𝗔𝗖𝗜𝗧𝗘́𝗦 𝗢𝗥𝗚𝗔𝗡𝗜𝗦𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗡𝗘𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗘𝗧 𝗧𝗘𝗖𝗛𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗗𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗠𝗜𝗧𝗘́𝗦 𝗩𝗜𝗟𝗟𝗔𝗚𝗘𝗢𝗜𝗦 𝗗𝗘 𝗚𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗙𝗢𝗥𝗘̂𝗧𝗦

Faisant suite à une première phase réussie dans quatre localités, l’équipe du CERDE dans le cadre du projet OKDB-TERROIRS a conduit, du 14 au 16 janvier 2026, sa deuxième mission de renforcement des capacités dans les villages de Sogpelcé, Pouni Centre, Tibréla, Namaneguema et Soula. Cette étape cruciale visait à consolider les acquis techniques et organisationnels des Comités Villageois de Gestion des Forêts (CVGF) pour une gestion plus autonome et durable des ressources naturelles. La forte mobilisation des acteurs, marquée par la présence systématique des Présidents de Délégation Spéciale, des Secrétaires Généraux des mairies et des services des Eaux et Forêts, témoigne de l’importance capitale accordée à la protection des massifs forestiers dans ces différentes communes.

Le succès de cette gestion communautaire repose avant tout sur une synergie d’actions exemplaire entre les différents acteurs du territoire. Les sessions de formation ont mis en lumière la nécessité d’une collaboration étroite où les CVGF agissent en coordination avec les services techniques décentralisés et les autorités communales pour structurer efficacement leurs interventions. Cette dynamique collective s’étend également aux ONG et au secteur privé, dont l’expertise et l’accompagnement peuvent orienter les comités vers des opportunités de développement. À Pouni Centre et Tibréla, les échanges ont révélé des comités dynamiques, désormais conscients que leur massif constitue un levier de mobilisation de ressources s’ils s’engagent pleinement avec leurs propres forces avant de solliciter des appuis extérieurs.

La question du financement des activités d’intérêt général, telles que la surveillance et la conservation, a été au cœur des débats. Des solutions locales et innovantes ont émergé, comme à Soula, où la collecte et la vente de bois mort ont été validées par les anciens pour alimenter la caisse du CVGF. Pour pérenniser ces actions, les participants ont exprimé un besoin pressant de professionnalisation, sollicitant des outils concrets tels que des canevas pour l’élaboration de plans d’action, de rapports et de projets structurés. Cette volonté d’autonomie financière est indissociable d’un engagement local sans faille, soutenu par les autorités morales. À Sogpelcé et Soula, l’implication des chefs de village et des autorités coutumières a permis de renforcer la sensibilisation contre la coupe abusive de bois vert, tout en rappelant que le CVGF détient le droit de valider les initiatives de reboisement pour privilégier des essences locales utiles comme le néré ou le karité.

Enfin, cette mission a permis de clarifier les rôles et missions de chacun, notamment sur les aspects sensibles de la surveillance. Les discussions à Sogpelcé ont rappelé que si la protection de la forêt est une priorité, elle doit s’exercer dans un cadre sécurisé et responsable, privilégiant l’action collective et la médiation locale. En repartant avec des objectifs plus clairs et une volonté affirmée de s’auto-organiser, les membres des CVGF se positionnent désormais comme les véritables gardiens et gestionnaires de leur patrimoine forestier, prêts à transformer les défis environnementaux en opportunités de développement pour leurs communautés respectives

SERVICE COM DU CERDE

📢 L’AVENTURE CONTINUE : LE DEUXIEME NUMERO DE WEEN-VIUUGÃ EST DISPONIBLE

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Après le succès de notre lancement, nous sommes heureux de vous annoncer la parution du deuxième numéro de Ween-viuugã.

Cette nouvelle édition confirme notre ambition : être le carrefour incontournable de la réflexion juridique et scientifique sur les défis environnementaux au Burkina Faso et ailleurs.

Dans ce numéro, nos auteurs explorent des thématiques cruciales, apportant des analyses pointues et des perspectives innovantes pour nourrir le débat public et académique. Que vous soyez chercheur, praticien du droit ou citoyen engagé, vous y trouverez des clés de compréhension essentielles pour agir face aux enjeux écologiques actuels.

Un grand merci à nos contributeurs pour la rigueur de leurs travaux et à vous, nos lecteurs, pour votre fidélité qui nous encourage à viser l’excellence.

La connaissance est le premier pas vers le changement. Plongez dès maintenant dans ce nouveau numéro !

👉 Lire et télécharger ici : Deuxième numéro de la revue WEEN-VIUUGÃ

Ensemble, cultivons un avenir plus vert par la force des idées.