LE CERDE FRANCHIT UNE ETAPE CRUCIALE POUR LA SECURISATION JURIDIQUE DES CVGF

LE CERDE FRANCHIT UNE ETAPE CRUCIALE POUR LA SECURISATION JURIDIQUE DES CVGF

LE CERDE FRANCHIT UNE ETAPE CRUCIALE POUR LA SECURISATION JURIDIQUE DES CVGF

Ouagadougou, le 28 novembre 2025 – L’Équipe du Centre d’Étude et de Recherches sur le Droit de l’Environnement (CERDE), sous la houlette de son Directeur Exécutif, a organisé avec succès un atelier d’harmonisation des Arrêtés portant création des Comités Villageois de Gestion Forestière (CVGF). Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet 𝐎𝐊𝐃𝐁𝐓𝐄𝐑𝐑𝐎𝐈𝐑𝐒 mis en œuvre dans les provinces du Boulkiemdé et du Sanguié, en partenariat avec l’Union européenne au Burkina Faso.

UNE FORTE MOBILISATION INSTITUTIONNELLE

Cet atelier d’importance s’est tenu à Koudougou et a bénéficié d’une légitimité institutionnelle de haut niveau. Il était placé sous la présidence du Haut-Commissariat de la province du Boulkiemdé et la co-présidence du Haut-Commissariat du Sanguié.

La rencontre a réuni tous les acteurs clés du processus, notamment les Secrétaires généraux et les Directeurs provinciaux de l’Environnement des deux provinces. Étaient également présents les PDS (Présidents des Délégations Spéciales) et les Secrétaires Généraux des huit communes concernées (Kyon, Kokologo, Thyou, Sourgou, Nandiala, Pouni, Tenado et Sabou). Enfin, le CFC et le CN-GOC de NITIDEA, chef de file du Consortium OKDB-Terroirs, ont marqué de leur présence l’activité.

OBJECTIF : GARANTIR UNE ASSISE JURIDIQUE PERENNE

Dès l’ouverture, le Coordonnateur de projet CERDE a rappelé l’objectif fondamental de la rencontre : garantir une assise juridique pérenne aux CVGF. Il a souligné la nécessité impérieuse d’harmoniser les instruments juridiques afin d’assurer la sécurité et la durabilité des futures actions de gestion forestière communautaire mises en place par le CERDE dans le cadre du projet OKDB-Terroirs.

UN DEBAT CONSTRUCTIF ABOUTIT A UN ARRETE-TYPE CONSENSUEL

L’atelier a privilégié une approche de travail collaborative. En lieu et place d’une présentation formelle, les participants ont opté pour une plénière à bâtons rompus sur le cadre juridique des CVGF, s’appuyant sur l’expertise reconnue des Hauts-Commissaires, Directeurs provinciaux de l’Environnement et Secrétaires Généraux.

S’appuyant sur un projet de texte (draft) transmis en amont, les discussions ont couvert l’intégralité de l’Arrêté-type, du Visa aux dispositions finales. Ces débats, jugés hautement constructifs et consolidateurs, ont permis de résoudre les arguments contradictoires et d’atteindre un résultat majeur : l’adoption d’un modèle-type consensuel d’Arrêté portant création des CVGF. Ce consensus est une victoire pour le projet, car il offre un cadre uniforme et validé par l’ensemble des acteurs provinciaux pour la mise en place légale des Comités Villageois.

PROCHAINES ETAPES ET ROLE DU GOUVERNEUR

Le Haut-Commissaire du Boulkiemdé a conclu l’atelier en insistant sur la nécessité pour le CERDE d’intégrer rapidement les amendements retenus et de renvoyer le document harmonisé aux acteurs pour une dernière vérification.

Elle a également recommandé d’impliquer fortement le Gouverneur de la région de Nando dans la suite des activités de sécurisation juridique des forêts, afin d’assurer une plus grande célérité et une meilleure coordination des processus à venir. L’atelier s’est clôturé sur ces conseils stratégiques, marquant un pas décisif vers la sécurisation foncière et la gestion durable des ressources forestières.

SERVICE COMMUNICATION DU CERDE

VERS LA PERENNITE : LES ACTEURS LOCAUX PRENNENT LES RENES DE LA PRODUCTION MARAICHERE A MOUHOUN III

VERS LA PERENNITE : LES ACTEURS LOCAUX PRENNENT LES RENES DE LA PRODUCTION MARAICHERE A MOUHOUN III

Vers une PERENNITE : LES ACTEURS LOCAUX PRENNENT LES RENES DE LA PRODUCTION MARAICHERES A MOUHOUN III

Dans le cadre de son engagement à assurer la continuité des acquis du projet « Gestion durable des ressources écosystémiques de l’espace de gestion du Balé 7 du fleuve Mouhoun dans un contexte de changement climatique », mené en partenariat avec l’Agence de l’Eau du Mouhoun (AEM), le CERDE a conduit une mission essentielle à Mouhoun III. Cette démarche marque la transition décisive vers une gestion autonome et institutionnelle de la production maraîchère pour la campagne à venir.

ANCRAGE INSTITUTIONNEL : LE PARTENARIAT AVEC LES SERVICES TECHNIQUES

L’équipe du CERDE a initié la mission par des discussions approfondies avec le Service Départemental d’Agriculture de POURA. Ces échanges visaient à présenter le bilan des productions antérieures, identifier les difficultés passées, et surtout, à établir les modalités d’une collaboration renforcée. Le Service d’Agriculture a réaffirmé sa disponibilité totale à accompagner les producteurs, confirmant ainsi l’ancrage institutionnel post-projet.

Le transfert de responsabilité technique est désormais effectif : l’agent technique chargé de la zone élaborera le calendrier cultural détaillé, qui couvrira l’ensemble du cycle de production, allant de la préparation des sols et des pépinières au repiquage, à l’entretien des plantes, et enfin aux récoltes. Le CERDE s’attachera à définir un mode d’appui logistique pour les sorties de terrain de l’agent, garantissant la régularité du suivi technique sur le site.

L’ADOPTION D’UNE STRATEGIE D’AUTONOMISATION ÉCONOMIQUE

La mission s’est poursuivie sur le site maraîcher par des concertations directes avec les bénéficiaires. L’équipe du CERDE, consciente de la fin du financement initial, a cherché à mettre en place un modèle économique pérenne avec les maraîchères.

Les producteurs ont procédé à la sélection stratégique des cultures, optant pour la tomate (variété Cobra) et l’oignon (Violet de Galmi), et ont identifié les intrants nécessaires, notamment l’Urée, le NPK et les pesticides. Un calendrier de culture rigoureux a été défini pour respecter les délais saisonniers.

La discussion financière a abouti à l’adoption consensuelle d’une stratégie d’autofinancement. Afin de garantir le renouvellement continu des stocks, il a été décidé que les intrants mis à disposition par la coopérative ne seront plus gratuits. Chaque bénéficiaire devra contribuer à hauteur du coût réel des semences ou des engrais qu’il utilise. Les sommes collectées seront réintégrées dans la caisse de la coopérative, créant ainsi un fonds de roulement pérenne pour le rachat des stocks. Cette décision historique marque l’engagement ferme des bénéficiaires à assurer l’auto-suffisance financière de leur production à long terme, avec un appui initial du CERDE sur fonds propres.

CONCERTATION AVEC LES AUTORITES COMMUNALES

Pour terminer la mission, l’équipe a rencontré le Chef du Service de l’Environnement et le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de la commune. Ces rencontres ont permis de faire le point des actions menées, d’évoquer les perspectives de développement et de solliciter l’accompagnement des autorités dans le suivi des activités.

L’annonce de l’organisation prochaine d’un atelier de clôture a également été faite, visant à formaliser les acquis du projet et à mobiliser l’ensemble des parties prenantes autour de la pérennisation des efforts.

Cette visite a également été l’occasion pour le PDS de faire part d’un retour encourageant de la Direction Générale des Mines et Carrières. Une équipe de cette Direction a en effet visité le site de l’or responsable et a apprécié le dispositif mis en place, reconnaissant implicitement la qualité du travail d’organisation et de structuration réalisé en amont par le CERDE. Ce succès initial a permis de dégager de nouvelles perspectives : la Direction Générale a souligné l’impératif de renforcer l’accompagnement en formation et d’améliorer l’accès à l’eau sur le site. Ces besoins prioritaires résonnent avec la mission de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) du fleuve Mouhoun, renforçant la pertinence et l’utilité des prochaines actions que le CERDE et l’AEM pourraient mener dans la zone.

 

La mission du CERDE à Mouhoun III est ainsi un succès stratégique qui consolide le transfert des compétences et des responsabilités, posant les bases d’une gouvernance communautaire et institutionnelle durable.

SERVICE COMMUNICATION DU CERDE